Les 10 films qui m’ont marqués – Alex

Eh oui! Un autre top 10 pour vous aujourd’hui. C’est le second article qui découle d’un défi qui circulait sur les réseaux sociaux, où l’on doit énumérer 10 oeuvres cinématographiques que l’on considère marquants pour soi. La définition exacte d’un film marquant ou tout simplement d’un film favori change de personne en personne alors pour moi, il s’agit de trois choses ;

La capacité de ces films à changer ma perception du cinéma et de cet art qui évolue entre mes visionnements, ce qui à son tour contribue à;

Marquer mon imaginaire par le commentaire déployé par ledit film marquant, à témoigner d’une page d’histoire de ce monde collectif, tout en;

Marquant ma mémoire pendant une longue période de temps.

En d’autres mots, un film marquant pour moi, c’est un film qui parfois me fais découvrir de différents styles cinématographiques par son unicité ; et/ou un film qui porte un commentaire efficace qui dépasse largement la diégèse et la narration d’un film; sans que celui-ci tombe facilement dans l’oubli. Alors, sans plus attendre, voici ma liste des dix films.

Fargo – Ethan Coen, Joel Coen (1996)

Par les frères Coen en 1996, Fargo est un film qui figure parmi la longue liste de films des Coen qui ont été envisagés pour cet article. Fargo m’est apparu plutôt familier par cette atmosphère qui semble être typiquement canadien : Un décors hivernal, froid, lent et Kafkaesque. Fargo fut une découverte au tout début de mon parcours académique en cinéma, découvrant ainsi ce style de la lenteur en hybride avec cet humour noir typiquement Coen pour la première fois. C’est un contemplatif qui nous emmène en manège entre le rire et l’intrigue qui m’a particulièrement bien marqué. D’une narration lente, efficace et esthétique, se fût mon premier plongeons dans ce qui sera pour moi un style nouveau qui ne cessera de revenir pour me plaire comme dans Blade Runner 2049 pour ne nommer qu’un exemple.


Climax – Gaspar Noé (2018)

Littéralement à l’opposer, je vous propose ce film par Gaspar Noé ou la douceur et la lenteur n’est surtout pas au rendez-vous. C’est en fait un huis clos qui lui ne repose pas sur le dialogue pour avoir une narration. Ici, il arbore clairement un style unique, propre à celui de Noé dont certains le trouvent difficile à regarder par ses images crues. C’est éclaté, c’est déjanté et c’est impressionnant car il ne passe pas par quatre chemins pour parler de déchéance et de sadisme humain à petit échelle. Climax m’a non seulement montré, mais bien écrasé dans le visage à quel point le cinéma est un art fluide qui n’est pas obligé de respecter des codes préétablis. Il n’est certainement pas le seul de son type à démontrer ce genre d’image dérangeante ou pire encore, mais il fut une bonne première fois qui m’a en effet, marqué.


Her – Spike Jonze (2013)

Enfin, retrouvons des nuances de douceur avec Her. Oui, un film d’amour, mettant en scène Joaquin Phoenix dans un univers qui se veut futur au nôtre. J’ai appris à aimer ce film avec le temps, puisqu’il n’est pas fait pour impressionner sur-le-champ, mais plutôt par sa conception avec du recul. Il possède une direction artistique et photo vraiment intéressante qui aide à la diégèse, voulant démontrer un futur qui ne peut pas être pointé. Le concept en sois est intéressant, mais surtout plus important quand décortique les implications de ce concept sur la vie réelle. Je trouve que le film porte une réflexion majeure sur les composantes de la conscience humaine et des implications sur les technologies qui congne à nos portes.


Zabriskie Point – Michelangelo Antonioni (1970)

Très critiqué pour avoir fait ce film, Antonioni réussi à porter un commentaire profond sur cette tranche d’histoire des États-Unis de 1970. Certainement bien connu pour la fin adoucie du film, Zabriskie point nous parle de consommation massive, d’opinion politique d’une classe sociale en libération. On se souvien tous de cette scène culte à la toute fin, passant le médium de narration à l’expérimentation dégageant ainsi des propos cinématographiques clair et fort. Malgré son effet de bulle temporelle, le film réussi à témoigner d’une époque qui semble lointaine tout en restant marquant.


Waltz with Bashir – Ari Folman (2008)

Faites un saut avec moi dans l’animation avec Valse avec Bachir, ce film qui a cimenté pour moi cette idée que le cinéma d’animation a droit à un public adulte et des thèmes sombres. Il porte sur la guerre du Liban de 1982 et sur la mémoire d’un soldat qui a combattu pendant le massacre d’un peuple. Le tout est soutenu par la fabuleuse musique signé Max Richter, afin de nous accompagner sur le détachement du ‘moi’ dans cet objet d’étude sur la motivation d’annihilation d’un peuple par un autre. C’est un film qui démontre la dure réalité à travers le simulacre de l’animation et ce, de façon spectaculaire. Certains iront le critiquer pour sa perte de propos par l’usage de l’animation, ce à quoi je trouve que l’animation dans ce contexte a plus de subtilité qu’un documentaire tout en gardant son efficacité. Il est également critiqué pour ne montrer qu’une seule représentation, un seul camp de ce bref moment d’histoire, ce qui est totalement vrai. Il est conseillé de se renseigner sur le contexte socio-historique des propos racontés. Bref, je ne suis pas prêt d’oublier ce film.


Koyaanisqatsi – Godfrey Reggio (1982)

Est-ce un documentaire? Est-ce un oiseau? Est-ce un film expérimental? Non! C’est une série de trois films extraordinaires qui ne font que m’envoûter à chaque fois. Pas de dialogues, pas de personnages et pas d’entrevues. Des images au ralenti, en accéléré et des montages marquants sont les composantes de bases du film. Reconnu pour l’incroyable musique de Philip Glass ou ici, la musique est indispensable au fonctionnement du film. Les thèmes abordés ici fonctionne très bien ici parce qu’il se sert de composantes de type documentaire, par l’usage d’images voyeurs, observatrice d’un portrait sur le village global. Ce qui me fascine, c’est que celui-ci apporte des propos très forts sans que celui-ci ne pose un seul mots ou presque. Il démontre ainsi un angle sur la consommation, la vie urbaine, la vie, la mort, la technologie, la nature, la destruction et bien plus. C’est une réflexion ultime sur les grands aléas de la vie et ça en jette.


Whiplash – Damien Chazel (2014)

Par le jeune Damien Chazelle, le même qui a fait La La Land, je vous propose de voir Whiplash. C’est un film qui donne un angle sur la musique avec un certain piquant qui n’est pas tellement commun dans ce genre de film. Je ne pense pas avoir vu autant de sang auparavant dans un film axé sur la musique. En défense d’un genre musical mourant, ce film est haut dans mon estime puisqu’il porte des nuances sur la discipline humaine bien au-delà de certains films, comme par exemple, des films guerres. Il nous propose de bonnes questions en tant que spectateur tel que : Jusqu’où êtes-vous prêt pour arriver à vos rêves? Allez voir ce film. Mais avant…


Les Glaneurs et la Glaneuse – Agnès Varda (2000)

Agnès Varda. Réalisatrice qui malheureusement nous a quittés dernièrement nous lègue toute une carrière de film dont je vous propose l’un d’entre eux aujourd’hui. Les Glaneurs et la Glaneuse est un film qui nous transporte dans un récit qui est celui de la réalisatrice, mais également celui de toute une strate sociale en difficulté. C’est un excellent film qui mélange art visuel, combat social, exploration filmique et la biographie d’une réalisatrice qui est tombée dans l’univers du cinéma par accident pour ainsi nous surprendre par son brio. Le tout respire le film amateur, rejoignant le public à son siège, tout en étant très bien monté et narré. Merci Agnès pour toutes ces années.


Tron Legacy – Joseph Kosinski (2010)

Ceux qui me connaissent n’auront pas de surprise avec celui-ci

Oh oui, ce mauvais film de Disney de 2010. Pour ceux qui l’ont vu, oui le scénario est mauvais, j’en conviens. Mais absolument tous les autres aspects du film sont excellents. Il porte, de loin, la musique de film qui m’est préféré, à mes yeux, par le groupe Daft Punk. Visuellement, Tron, est un film avec un monde absolument unique et époustouflant qui reprend les codes esthétiques de la science-fiction futuriste, tout est restant simple et efficace. Pour moi, il présente un tout nouveau code esthétique de la science-fiction qui n’est pas celui de Star Trek, de Star Wars, de Cyber Punk ou d’un monde post-apocalypse. Le thème esthétique de Tron est absolument unique et magnifique et il s’appuie sur des codes de design architecturaux et civils tout en représentant le simulacre de Beaudrillar à sa forme pure. C’est de loin mon film de science-fiction favori. J’en conviens que son scénario est faible, alors je ne le recommande pas pour tous. Il reste du moins un de mes films chérie.


Pas de deux – Norman McLaren (1968)

Finalement,

Ici, Je brise les règles parce que c’est notre blog, alors je fais ce que je veux! En effet, à la dernière entrée je vous laisse avec un court métrage cette fois-ci.

Pas de Deux est un court métrage techniquement bien en avance sur son temps. Il va vous hypnotiser avec ces deux danseur de ballet sur une musique sur réelle qui m’ont charmé maintes fois. Ce court métrage représente bien l’ensemble du travail de McLaren et n’est en aucun doute, un le meilleur court métrage contemplatif que je connaisse. Il est disponible gratuitement sur le site de l’ONF alors je vous le recommande chaleureusement.


Pour cette liste, j’ai dû trier entre de très nombreux films. J’ai également considéré des films comme :

The Act of Killing, Inglourious Basterds, Pulp Fiction, Fight Club, T2 Trainspotting, Grand Budapest hotel, Blade Runner, Blade Runner 2049, Galaxy Quest, Baby Driver, American Beauty, Forrest Gump, Interstellar, Wall-E, Mad Max Fury Road, Eternal Sunshine of the spotless mind, The Truman show pour en nommer quelques uns.

D’accord ou pas avec ma liste, je vous suggère de faire la vôtre! Impressionnez-moi, faites-moi découvrir de nouveaux films. Il y en a tellement et j’ai bien hâte de les voir.

Alex Marchand, 11 août 2020, Montréal.

Un avis sur « Les 10 films qui m’ont marqués – Alex »

  1. J’aime beaucoup ta liste, la plupart des titres m’ont également bien plu.
    Ils ne figurent pourtant pas dans ma short list qui est forcément liée à mon regard subjectif. Nous sommes tous marqués à un moment où à un autre par une œuvre, des artsites, des livres, des films. Si je devais sans trop réfléchir en citer quelques uns, je dirais ceux là :
    2001 (souvenir dune projection en 2001 dans une salle immense quasiment vide lors d’une fin de soirée, c’était cosmique)
    La Horde Sauvage (le jour où j’ai compris qu’un western pouvait être impitoyable)
    La Vie est Belle (le plus beau film de Noël qu’on ait jamais tourné, c’est comme attraper la lune au lasso)
    Starship troopers (un peu comme pour the Wild Bunch, je découvre une autre manière de faire un film de SF)
    Le deuxième souffle (quand j’ai compris qu’un français pouvait influencer les Americains)
    Heat (quand j’ai compris à quel point un réalisateur américain pouvait aussi bien sublimer les leçons apprises d’un Français)

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :